Ce que raconte le livre
Revivez votre enfance à la ferme
. Mars 2008 : sortie du livre "Rougir d'être paysan", récit de deux enfances paysanne et rurales des années 50-70.
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. Dédicaces : dimanche 5 octobre 2008 à Vern-sur-Seiche . Plus de détails...
. Participez à notre grand débat sur l'enfance paysanne dans les années 50-60 en cliquant ICI.
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Les saisons avaient beau se succéder, la ferme ne semblait jamais connaître de répit. Les travaux étaient légion. On aurait pu espérer une pause, notamment les jours de pluie. C’était compter sans l’obsession de mon père. Il avait un tel souci de sa ferme et l’imagination laborieuse tellement féconde qu'il trouvait toujours de quoi occuper ses enfants. Cet acharnement cachait aussi un sourd combat contre l’oisiveté. Il ne supportait pas l’idée de nous voir ne rien faire : « Vous avez pas fini de vous “taper le tchu”, le cul? » grommelait-il dès qu’il nous voyait inactifs. Etait-ce l’empreinte de l’atavisme? Un paysan s’interdit d'imaginer la vie en homme libre : la terre, les contingences météorologiques, les cultures, l'élevage l’obligent à les prendre en considération à chaque instant, l’asservissant ainsi à son destin. Désirs d’enfants et aspirations à se divertir n’avaient pas droit de cité. J’ai été victime de cette obsession du travail pendant toute mon enfance.
Établir la liste de cette multitude de travaux serait impossible. Certains me paraissaient tout simplement inutiles et imbéciles, n’engendrant chez moi que déplaisir, parfois dégoût. D’autres étaient plus motivants, plus agréables, mais le plaisir s’émoussait rapidement pour laisser place à la routine, à la douleur souvent, au travail forcé parfois. Seuls trouvaient grâce à mes yeux ceux qui me paraissaient intelligents, sensés et ceux pour lesquels on me considérait indispensable. Mon père avait besoin de moi; j’avais alors ma place ! Trouver, en outre, un soupçon de convivialité et de plaisir à l’une ou l’autre des corvées les rendait supportables.
La ferme fourmillait de petits boulots de toutes sortes.
La trémie d'engagement des grains
Merci à l'ami Maurice pour ces
photos "live"

Les grains indésirables, retenus
par les mailles des grilles, sont dirigés vers une goulette de réception, à l'arrière, grâce au va-et-vient incessant des grilles.
La paille et la balle expulsées
Les grains à ventiler glissent le long d'un
pan inclinés.
Ils sont récupérés et mis en sacs
"Rougir d'être paysan" raconte que la tôle du
caisson qui protège les pales présentait un bosse. L'enfoncement entraînait un frottement régulier qui a bercé toute notre enfance. Il faut croire que c'est une tare récurrente des
tarares : celui-ci n'est pas le nôtre mais un modèle remis en service lors de la "Fête des vieux outils et vieux
métiers" de Saint-Martin-sur-Oust, à laquelle nous avions été invités, le 3 août 2008.
Vous avez lu le livre, vous l'avez aimé ou non.
Vous avez vécu vous aussi à la ferme ou gardez des souvenirs d'enfance à la campagne, chez l'oncle,
les grands-parents ou ceux des copains et copines ?
Racontez, polémiquez, débattez
"Rougir d'être paysan" a été publié par les Editions Ouest-France en mars 2008. Il est vendu 15 euros. Trouvez sur le web de l'éditeur les points de vente de votre ville Voir la liste des points de vente...
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