Evénements

. Mars 2008 : sortie du livre "Rougir d'être paysan", récit de deux enfances paysanne et rurales des années 50-70. En savoir plus...
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Dédicaces : dimanche 5  octobre 2008 à Vern-sur-Seiche . Plus de détails...
. Participez à notre grand débat sur l'enfance paysanne dans les années 50-60 en cliquant ICI.

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Ce que raconte le livre

Ce monde a disparu. Et pourtant, il colle encore à la peau. Le sort a voulu que les enfants des paysans des années 60-70 se retrouvent à la charnière de deux époques. C’était le début de la fin des paysans. La suite

§ Des femmes, des mères


Des forces de bien-être


Pourquoi donc le souvenir de cette mère est-il si fugace et volatile ? Est-ce dû à la figure omniprésente de l’homme à la ferme ? La présence de mon père s’imposait à moi à chaque moment comme le son de la comtoise à  chaque heure du jour et de la nuit. Physiquement et mentalement, il impressionnait. Quand il n’était pas là, il était là. Je le voyais partout, tantôt en mouvement, tantôt assis à la table, occupé ou oisif, gai ou en colère, disponible ou trop pressé, calme ou fébrile. Partout, à tout moment, je l’imaginais. Il occupait l’espace.

Je garde de ma mère un souvenir diffus. Elle tenait sa place mais celle-ci paraissait plus restreinte et moins voyante. Etait-ce dû à son statut de femme de paysan, effacée et discrète, à sa personnalité de femme soumise ? Ou était-ce parce qu’elle jalonnait mon quotidien d’une évidence telle que je la remarquais moins ? Sans aucun doute, un peu de tout cela. Mais ce furent surtout son absence pendant la première année de ma vie et sa disparition soudaine au seuil de mon adolescence qui firent d’elle une mère de passage, laissant la place à d’autres femmes qui jouèrent à leur manière un rôle de mère de substitution.


La fabrication du beurre était la tâche des fermières. Comme notre mère, nos soeurs, toutes les femmes des fermes régnaient sur l'écrémeuse. Elles l'alimentaient avec le lait de chaque traite, matin et soir. Le nettoyage de la machine était le travail des enfants quand ils n'étaient pas retenus aux champs.
L'écrémeuse était composée de multiples pièces qu'il fallait soigneusement nettoyer pour qu'aucun résidu, aucune odeur n'altère l'écrémage suivant (nous faisons le beurre chaque semaine). Le travail le plus fastidieux concernait les dizaines de cônes qui s'empilaient pour que le travail de centrifugation soit parfait. Il fallait impérativement les laver un par un puis les faire sécher pour qu'ils ne rouillent pas. Il était tout aussi fastidieux de nettoyer les canules de libération de la crème et du petit lait puisqu'il fallait y insérer une brosse ou un chiffon, tâche d'autant plus difficile que canules étaient incurvées pour provoquer une inclinaison propice à l'écoulement naturel du liquide.

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Votre avis, vos souvenirs

Vous avez lu le livre, vous l'avez aimé ou non.
Vous avez vécu vous aussi à la ferme ou gardez des souvenirs d'enfance à la campagne, chez l'oncle,

les grands-parents ou ceux des copains et copines ?
Racontez, polémiquez, débattez


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Où trouver ce livre ?

"Rougir d'être paysan" a été publié par les Editions Ouest-France en mars 2008. Il est vendu 15 euros. Trouvez sur le web de l'éditeur les points de vente de votre ville Voir la liste des points de vente... 

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