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. Mars 2008 : sortie du livre "Rougir d'être paysan", récit de deux enfances paysanne et rurales des années 50-70. En savoir plus...
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Dédicaces : dimanche 5  octobre 2008 à Vern-sur-Seiche . Plus de détails...
. Participez à notre grand débat sur l'enfance paysanne dans les années 50-60 en cliquant ICI.

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Ce que raconte le livre

Ce monde a disparu. Et pourtant, il colle encore à la peau. Le sort a voulu que les enfants des paysans des années 60-70 se retrouvent à la charnière de deux époques. C’était le début de la fin des paysans. La suite
Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 01:52

 

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Vingt des 80  résidents ont répondu à l’invitation à dialoguer qu’avait diffusée Elodie, l’animatrice, début novembre 2010. Dans le petit salon bien confortable, chacun y alla de ses souvenirs et de l’évocation de l’univers paysan qu’il/elle avait connu. On se rappela qu’à Balazé, on “enheudait” les vaches alors qu’ailleurs on les “embaissait”. Traduction de ce patois gallo : pour empêcher la vache de courir, on bridait l’un de ses pattes avant en la reliant avec une corde à une corne et plus le paysan voulait entraver les velléités de  l’animal plus il la bridait court. La « pauvre » bête était alors condamnée à cheminer en brinqueballant la tête sur le côté quand la patte revenait en arrière et en reprenant la position normale quand la patte venait à l’avant. Drôle de vie…

 

La religion traverse toujours les débats

 

L’Eglise et la religion nous occupèrent un bon moment. Pour la messe, les vêpres et même le catéchisme il fallait être à jeun. La prière état sacrée et Jeanne rappela qu’un soir, lors de la prière, même l’inséminateur dut attendre la fin de l’office avant de s’atteler à sa tâche. Odile eut le mot assez sévère pour rappeler les différences entre les pauvres et les riches, souvent accentuées par certains  établissements religieux. On demanda à son père à ne pas venir dans la cour avec sa voiture… parce que celle-ci n’était pas assez belle !


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D’autres se répandirent en souvenirs encore vivaces pour évoquer comment les pécheresses étaient bannies de l’église. Les filles enceintes n’avaient pas le droit de se marier en blanc ni de faire sonner les cloches. Solange fit bien rire tout le monde en relatant le bon tour qu’elle joua au curé. Enceinte, ce ne fut pas elle qui se présenta au curé pour le futur mariage mais sa sœur pour validation. Quant aux relevailles, elles consistaient obliger les  nouvelles mères à aller à confesse et à ne franchir à nouveau le pas de la porte de l’église qu’avec l’accord du curé. Françoise mit tout le monde d’accord en disant que « si le Bon Dieu nous a  faits ainsi, c’est bien pour nous donner un peu de plaisir ».  Et pan pour la religion !

 

Jean Robic n'est pas Breton... d'origine

 

La Fête Dieu ressemblait à toutes les autres. Outre les allées décorées de sciure colorée, les bords de la route étaient  plantés de branches de bouleaux et ormeaux. Les angelots terrestres étaient de la partie pour balancer les pétales de fleurs. Suzanne rappela qu’à la fin de la cérémonie, les angelots se faisaient leur petite procession à eux en se chamaillant avec les fameux pétales.

 

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A la kermesse, les lots étaient de valeur puisque c’était souvent des animaux que convoitaient les joueurs : un lapin par-ci, une volaille par-là… On évoqua les “insignes”, ces petits rubans ou fleurs de papier mis à la vente qui servaient pour la tombola. 

Et puis quand on parla de la télévision nouvelle qui arrivait dans les foyers, on cita Anne-Marie Peysson, speakerine. Les conférences remettent aussi les connaissances à niveau ou rectifient d'inébranlables vérités. Tous les Bretons revendiquent mordicus que le solide et revêche champion cycliste Jean Robic est un compatriote. Eh bien, non, il est né dans les Ardennes. A Condé-lès-Vouziers, précisément, au sud du département mais en plein milieu rural. Ses parents émigrèrent à Radenac (Morbihan) pour tenir un magasin de cycles qui berça toute la jeunesse du “Biquet” (un de ses nombreux surnoms) et, forcément, fit naître sa passion du vélo et sa carrière. Un rectification choc pour un Breton, grand ou petit.

Le salon où l’on cause à la Trémoille ! De fil en aiguille, le temps passa vite et l’on se retrouva vite au bout de ces 2 heures d’échanges animés et palpitants.

Par Michel et Joseph GICQUEL - Publié dans : Au jour le jour, l'actu du livre
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"Rougir d'être paysan" a été publié par les Editions Ouest-France en mars 2008. Il est vendu 15 euros. Trouvez sur le web de l'éditeur les points de vente de votre ville Voir la liste des points de vente... 

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