Evénements

. Mars 2008 : sortie du livre "Rougir d'être paysan", récit de deux enfances paysanne et rurales des années 50-70. En savoir plus...
.
Dédicaces : dimanche 5  octobre 2008 à Vern-sur-Seiche . Plus de détails...
. Participez à notre grand débat sur l'enfance paysanne dans les années 50-60 en cliquant ICI.

Présentation

Rechercher

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Ce que raconte le livre

Ce monde a disparu. Et pourtant, il colle encore à la peau. Le sort a voulu que les enfants des paysans des années 60-70 se retrouvent à la charnière de deux époques. C’était le début de la fin des paysans. La suite
Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 00:41

 

Ils sont frère et soeur, originaires de la même commune d'enfance que la nôtre. Ils ne sont en rien fils et fille de paysans. Loin s'en faut, leur père était agent d'assurances. Mais ils habitaient, avec un autre frère et une autre soeur, une maison imposante qui domine la rivière La Claie, à 1 km du "bourg", comme on dit en Bretagne, et 1 km, à travers prés et champs, de notre hameau.Le père exploitait également un moulin, en contrebas, sur la rivière.

De ce repaire d'aigle sur la campagne environnante, Marie-Anne, Loïc, leur frère et leur soeur ont tiré une fine connaissance du monde rural. "Vous avez rougi d'être paysan, nous avait dit Marie-Anne, au lendemain de la sortie du livre, mais, nous, nous rougissions, à l'inverse, de ne pas appartenir au monde rural dominant et d'avoir une certaine aisance". Preuve que le sentiment de honte est bien personnel et que c'est chacun qui le construit, à tort, évidemment, mais le poids du regard des autres, de la culture, de l'histoire, de l'atavisme sont trop lourds pour qu'on s'en départisse.

 

La-Beraudaie-1-copie-1.jpg

Au fond, la maison de Marie-Anne et Loïc dominant les prés et coteaux de notre enfance...

 

La Béraudaie vue de la maison Lanoë réduite

 

... et, depuis la maison, la vue panoramique sur la rivière, le déversoir, le pigeonnier, le moulin (à droite) et, au fond, le coteau qui mène aux landes et aux bois de Lanvaux.

 

Marie-Anne et Loïc nous ont fait chacun deux cadeaux. Marie-Anne nous a restitué son jugement du livre et elle nous a fait don des photos de notre univers rural faites en septembre 2010. Nous en publions plusieurs avec plaisir dans cet article. Loïc nous a, de même, fait part de son sentiment sur "Rougir" et il nous a communiqué deux photos de classe de notre prime enfance que nous n'avions pas ou que nous avons égarées. Nous les publions également. Ceux de nos lecteurs et lectrices qui se reconnaissent peuvent nous faire signe !

Merci à tous les deux.

 

La Ville Glin maison natale réduit

Notre maison d'enfance (jusqu'à l'âge de 8 ans). Nos successeurs l'ont rénovée mais elle a strictement gardé sa physionomie, les mêmes ouvertures.

 

MARIE-ANNE

« Mon père venait aussi de la "terre"… Meunier/minotier de père en fils depuis toujours, il avait pris la succession mais avait du cesser l'activité en 1954. Arrêter son métier puis se séparer du moulin lorsqu’il a du le vendre lui ont crevé le cœur. Mais il est resté meunier dans l’âme et je l'ai toujours vu, vécu ainsi.

 

Ce contact avec le monde rural avait engendré chez mon père un rapport aux animaux et à la "sensiblerie" en général similaire à celui que vous décrivez… Ma mère, d'origine citadine et d'une culture différente, l'a aidé à réduire ces excès. Il pouvait se montrer très tendre avec nous (trop rarement hélas…).


Le travail était une valeur très importante aussi. Ma grand-mère paternelle disait « le trrrravail » d'un air qui ne donnait pas à penser que le travail pouvait être épanouissant ou au moins intéressant…
C’est ma mère, d'une culture complètement inverse, qui faisait le tampon ; elle arrondissait les angles qui auraient été un peu durs sinon... ».

 

Entre autres chapitres, j’ai trouvé l’avant dernier, "Des femmes, des mères" très beau…
J'ai aimé aussi un truc bien caractéristique de vous, pour bien vous connaître : les petites conclusions brèves, souvent inattendues et/ou humoristiques que je trouve très sympa.

 

BOHAL ST GILDAS 1959-1960 recadrée

Saurez-vous identifier Michel et Joseph ? Le concours est ouvert...

 

LOIC

« Marie-Anne -ma tite soeur- m'a prêté votre livre "Rougir..." lorsque je suis passé la voir en février. Je l'ai lu d'une... traite (c'est marrant ce mot pour vous avec cette signification non ?). Je me suis régalé et je me suis souvenu de plein de choses du passé ! Mais là ou je ne suis pas d'accord , c'est le terme "rougir" c'est plutôt "fiers d'être des paysans" car quand je vois l'éducation "à la dure" que vous avez reçue et toutes les tâches que vous deviez accomplir à l'âge ou on joue désormais à la console ou sur Facebook ! C'est de la fierté que vous devriez ressentir. Mais je suis sûr que c'est quand même le cas, n'est ce pas ?


En tout cas ,moi quand vous étiez en train d'enlever les cailloux dans les champs labourés , je me confectionnais un arc et des flèches dans les beaux noisettiers dont vous parlez.
J'ai aussi "fané" le foin avec ces gros rateaux de bois dans le champ d'Emilienne Outin, J'ai joué à passer le plus vite possible dans les projections de "manne" qui pinçaient les mollets au sortir de la batteuse chez le "Père "Rouilleux" Rouillé diraient les "citadins", comme vous dites!!


J'ai soulevé la jupe de certaines filles quand on gardait les vaches ! J'ai crié "En rououououte" pour voir toutes les vaches se diriger vers la sortie, au grand dam de Jean-Yves Piquet ou d'Yves Métayer avec lesquels nous partagions nos jeux ... On cuisait les pommes dans la braise en écoutant le Tour de France à la radio...


Je regardais avec circonspection le Père Guimard coincer sa "chique" dans sa casquette avant de boire un coup d' cid', pour la remettre ensuite dans sa bouche et la remâchonner...


C'est moi qui devrais rougir... Tous ces souvenirs et bien d'autres, je vous passe toutes les conneries que j'ai faites (mais chut !), me sont revenus en mémoire en lisant votre livre qui m'a procuré un grand plaisir et beaucoup d'émotion.
Merci à vous deux pour ce BON moment. »

Par Michel et Joseph GICQUEL - Publié dans : Au jour le jour, l'actu du livre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Votre avis, vos souvenirs

Vous avez lu le livre, vous l'avez aimé ou non.
Vous avez vécu vous aussi à la ferme ou gardez des souvenirs d'enfance à la campagne, chez l'oncle,

les grands-parents ou ceux des copains et copines ?
Racontez, polémiquez, débattez


Derniers Commentaires

Où trouver ce livre ?

"Rougir d'être paysan" a été publié par les Editions Ouest-France en mars 2008. Il est vendu 15 euros. Trouvez sur le web de l'éditeur les points de vente de votre ville Voir la liste des points de vente... 

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés