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. Mars 2008 : sortie du livre "Rougir d'être paysan", récit de deux enfances paysanne et rurales des années 50-70. En savoir plus...
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Dédicaces : dimanche 5  octobre 2008 à Vern-sur-Seiche . Plus de détails...
. Participez à notre grand débat sur l'enfance paysanne dans les années 50-60 en cliquant ICI.

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Ce que raconte le livre

Ce monde a disparu. Et pourtant, il colle encore à la peau. Le sort a voulu que les enfants des paysans des années 60-70 se retrouvent à la charnière de deux époques. C’était le début de la fin des paysans. La suite
Dimanche 6 avril 2008
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Par Michel et Joseph GICQUEL - Publié dans : Plus proches de nos lecteurs
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Commentaires

Bonsoir
J'ai beaucoup apprécié votre livre.Deux passages m'ont marqués : les détritus et la télévision.En effet, ma mère qui est âgée de 83 ans a beaucoup joué, enfant, avec les "déchets d'hopitaux" puisqu'elle allait jouer dans le sable sur la plage de Berck-Plage.Et il paraît que ces déchets allaient directement à la mer donc, avec seringues, compresses, elle jouait à l'infirmière !!!!
Pour la télévision, j'ai connu le comédien Jean Daurand, qui joue Dupuis, l'adjoint de Bourrel, puisqu'il tenait un bar à Villemomble, près du Félix Potin que gérait ma Tante.C'était un homme très sympa, sociable et trop gentil puisqu'il n'a pas réussi à gérer son bar car il y avait trop "de pique-assiettes".
Et pour finir, moi aussi, j'avais une dame que j'appelais "Nènène" et je l'ai toujours considérée comme ma grand-mère puisque je n'ai pas eu de grands-parents.
Encore bravo pour votre livre.
Jocelyne CASSAGNE
Commentaire n°1 posté par Jocelyne le 21/06/2009 à 23h22

Bonjour,

J’ai été très fière de me faire offrir « Rougir d’être paysan » dédicacé ! J’ai dégusté l’ouvrage, comme du bon cidre brut dans un verre Duralex. Le livre circule aujourd’hui. Je viens de la prêter à une amie, fière de ses origines paysannes mi-bretonnes, mi-vosgiennes ! Claire Fages
Commentaire n°2 posté par Claire le 21/06/2009 à 23h18
Bonjour, 
J'organise en réunissant environ 25 auteurs, les 2èmes rencontres littéraires d'Arradon. Elles auront lieu le 18 juillet, ce jour tout Arradon sera littéraire. L'évenement sera annoncé dans la presse, et par voix de radio, (J'espère france 3) le principe, un ou deux auteurs dans chaque comme, puisque c'est sen partrenariat avec les commerçants du bourg.  Le public sera obligé d'aller de boutique en boutique pour participer à un jeu. Le soir, les auteurs seront reçus en mairie. 
Objectif, pour les auteurs être encore plus proches du public, et il y a beaucoup de personne dans le bourg à cette période, pour le bourg, mettre un plus en animation.
Le principe, vous venez avec vos livres, (donc rien à laisser à un libraire) et vous vendez vos ouvrages et les dédicacez.
Me contacter :
Anne-claire Monneraye
acm.organisation@laposte.net 
Commentaire n°3 posté par anne claire Monneraye le 13/06/2009 à 08h42
AH QUEL DOMMAGE QUE JE N4AI PU ME RENDRE pORTE DE vERSAILLES VOUS VOIR COHABITER AVEC LES COCHONS 0 CUL NOIR
Commentaire n°4 posté par GEOFFROY le 18/03/2009 à 12h59
MERCI pour ce témoignage de Vie (avec un grand V)
MERCI de nous l'avoir fait partager avec un tel talent : puissance évocatrice extraordinaire et verve dans l'écriture.
Grâce à vous j'ai "réactivé" la mémoire de tous ces moments intenses que j'ai vécus à la campagne.
Votre livre a le don de remettre toutes ces émotions à "fleur de peau".
On l'a terminé. On le pose. Reste un sillage ou un"sillon" qui fait chaud au coeur.
Bravo, encore MERCI et bonne continuation.
Marie
Commentaire n°5 posté par marie le 14/03/2009 à 21h36
J'ai adoré et dévoré le livre. Des souvenirs sont remontés, je ne suis pas fille de paysan, Normande, mais côté mer. J'ai eu moi aussi des difficultés à parler de la profession de mon père "DOCKER", dans ma classe les pères des copines étaient pratiquement tous navigateur. Je n'en parlais donc jamais car les dockers (dans les années 60) avaient très mauvaise réputation.
Un beau jour l'Instit nous parla de professions dites "difficiles", j'osais lever la main et dit le mot "DOCKER" que je refoulais, l'instit elle dit un grand OUI voilà une profession dure.... Toute la classe a participé, je me suis sentie fière de mon Père, et quelle joie de valoriser ce métier dont j'avais "honte".
Au retour de classe j'ai embrassé bien plus fort Papa, qui me manque énormément, car comme le Papa des Frères GICQUEL, le mien ne parlait pas beaucoup, me prenait simplement dans ses bras, me serrait fort et disait "tout va bien ma grande" et là tout était dit. 
Je connais Michel, un être généreux et humain, que 'apprécie pour tout ce qu'il fait autour de lui.
Alors mon Mimi, à quand un nouveau bouquin ?

Commentaire n°6 posté par Lili le 17/01/2009 à 19h53
Une première lecture rapide pour assouvir ma curiosité, puis une seconde plus lente pour approcher le texte de plus près. Touchée par la justesse des mots, ni trop lourds, ni trop légers, juste ce qu'il faut, par les sentiments, ressentiments et tourments intérieurs, la lecture de ce livre était vivante . J'ai aussi pu m'imaginer certaines scènes du fait que je connais l'un des auteurs mais aussi grâce à la précision des descriptions de certaines scènes.

MAIS JE RETIENS AVANT TOUT DE LIVRE QU'IL DESSINE UN BEL HOMMAGE AU PERE DONT J'AI SENTI L'OMBRE PLANEE SUR TOUTES LES PAGES.

Merci à lui et merci à vous deux

Très belle route 
Manuelle
Commentaire n°7 posté par Manuelle le 16/01/2009 à 18h08

J'ai lu votre livre et j'ai souvent pensé à mes corvées d'enfant dans la campagne sarthoise. Je travaille dans une maison de retraite en milieu rural et je souhaite mettre votre livre à disposition ou faire la lecture de passages pour ppouvour ensuite échanger avec les résidents. Merci de parler de vos origines sans rougir , ce qui est plus facile à l'âge adulte qu'à l'adolescence ....

Commentaire n°8 posté par sable nadine le 13/01/2009 à 17h07
Nous nous sommes rencontrés au Mans, lors de la 25e heure du Livre. Nous avons discuté autour de votre livre mais aussi partagé nos expériences, nos souvenirs d'enfants de paysans, en l’occurrence de fille de paysans. Je suis maintenant décomplexée, sereine face à mes origines mais ce ne fut pas toujours le cas. Très rapidement, enfant, j'ai compris que nous étions "tous égaux mais certains plus que d'autres" et ce n'était pas pour ma pomme. A la pension, le règlement était le même pour tous, mais insensiblement, les remarques étaient moins acerbes pour les filles de notables, forcément entrainées par les mauvaises graines que nous étions. J'en suis arrivée à avoir honte. A tel point que je n'ai pas voulu pendant des années inviter des copines chez moi, à la ferme. Il fallut attendre le lycée, la terminale, pour cela. Rougir d'être fille de paysans, oui, bien sûr, mais aussi parce que mes parents n'en étaient pas très fiers non plus. Génération d'après guerre, ils étaient considérés comme des ploucs. Alors comme chantait Ferrat, “Pourtant, que la montagne est belle”... Mes parents ont tout fait pour être de plain pied dans la modernité, nous offrir des études, faire en sorte que nous ayons le choix de sortir de notre milieu, de faire un métier qui nous plairait et non qui soit imposé. Bilan des courses: aucun de nous n'a repris la ferme. Je le regrette un peu aujourd'hui, bien sûr.
J'ai offert votre livre à mon père qui l'a bien aimé. il m'a dit qu'il venait d'en lire un dans la même veine: "Fils de ploucs". Vous connaissez peut être...
J'espère que votre livre rencontrera un large public et que vous reviendrez au Mans...Ce qui nous donnera l'occasion de discuter un peu...
Cordialement.
Commentaire n°9 posté par Isabelle le 01/12/2008 à 00h58
La force d'en parler...
Témoignage d'un autre monde d'un autre siècle, ce livre réveille, pour ces fils de paysans que nous sommes, de Bretagne, de Bourgogne, de Bresse ou d’ailleurs, une part essentielle de nous-mêmes. Cette part momentanément enfouie aux tréfonds de notre être pour nous permettre de mieux assumer le temps présent. Une part, exotique et irréelle aux yeux de nos descendants urbanisés. Une part, qui est, tout simplement notre enfance, rude mais néanmoins joyeuse, rythmée par une nature exigeante et soumise à l'autorité des anciens.
Est-ce la terre ou le père qui commande ?
Qu’importe ! Il faut ployer sous leur fusionnelle tyrannie tempérée par les rites d’une religion presque libératrice. Mais cette rusticité ancestrale, ces mots parfois trop rares et cette exaspérante rigueur morale, cachent une formidable soif de savoir et de comprendre, en même temps qu'une indicible tendresse et un inavouable amour.
Hors de la ferme, c’est une jungle cruelle que l’enfant redoute d’affronter. Les codes et les habitudes de l’univers rural doivent y être bannis. S'il perce son âme de paysan, le regard de l’autre peut devenir assassin. Pour le fils des campagnes, les seules valeurs qui comptent seraient donc celles de la ville. Alors il masque cette identité qu’il ne veut ni ne peut assumer. Il aimerait faire disparaître le père. Et, pris au dépourvu, il se cache lui-même pour éviter d'être mis à nu.
Pourtant, devenu grand, il est finalement fier des valeurs qui l'ont forgé et qui le guident. C’est pourquoi il peut en parler. Pour ce monde ne s’oublie pas, il fallait témoigner. Sans plus rougir. Ce livre le fait si bien. JPG
Commentaire n°10 posté par JPG le 15/10/2008 à 18h46
(Ecrit à propos de la dédicace à l'hypermarché Cora de Rennes, au rayon Légumes et Fruits)
On en prendrait volontiers 1 ou 2 kilos "d'vot' biau liv" comme on dit dans les Ardennes .... "Vous v'là bin dans chte boutique".
Félicitations.
Amitiés de la famille
ps:Serions acheteurs, modalités d'envoi et de paiement ?
Commentaire n°11 posté par Dupont le 13/10/2008 à 14h10
C'est à Pénestin, en Morbihan, que j'ai lu le livre (il se trouve d'ailleurs dans ce sympathique Café-Librairie du bout du monde à Pénestin). Je l'ai lu avec un très grand plaisir.... et beaucoup de questionnements sur la "géméllitude" en écriture. Je me suis demandé à chaque ligne à qui étaient ces mots, ces pensées, ces aveux. Voilà, en tout cas, matière à réflexion pour un psy branché sur le dédoublement de la personnalité ! En toute franchise et en toute amitié, un énorme bravao pour ce livre. A quand une suite ?  
Commentaire n°12 posté par Bernard Capo le 04/10/2008 à 11h38
Que de souvenirs de cete enfance passée entre Brunel & Gluon, même si je suis plus jeune que vous !!! Votre livre m'a fait rire, pleurer repenser à "Ugène, Kafi et Lucienne" lorsqu'ils venaient chercher du lait à la ferme dans des bouteilles étoilées en verre : j'en ai encore les larmes aux yeux. Votre livre qui m'a fait découvrir une bonne partie de votre enfance, est tout simplement magnifique. Bravo !!! Et moi qui trouvait que vous ressembliez à Michel SARDOU !!! A bientôt "Au Sablier" ...
Commentaire n°13 posté par Christophe PELLERIN le 01/10/2008 à 16h37
D'abord et tout d'abord il faut écouter et voir les frères gicquel, des humanistes, des défricheurs de coeur et de souvenirs. Aucune prétention de vedette mais quelle vedette, des bouilles au sourire enjoleurs, toujours le sourire même quand on manque de place dans les stands, qu'il fait tellement chaud qu'on respire à peine. leur positivité fait plaisir à voir et se trouver près d'eux pour dédicacer est une expérience étonnante, on les écoute, on les envie car gravitent autour d'eux des satellites tout aussi aimables et agréables, bref des OVNIS dans ce monde de caprices (dont je fais partie), de bêtise, de mots qui blessent ....
Des OVNIS tellement réconfortants, les frères Gicquel aimantent le monde beau, les gens bons comme le pain d'autrefois, solides dans leurs bottes comme les verres Duralex. Bon voilà lire, acheter, emprunter leur livre c'est emmener, apporter avec soi un morceau de la bonté du monde. Ca vous ravigote, ca vous chavire un peu, ca vous remet d'aplomb c'est une rencontre au delà des mots. Donc aux écrivains désabusés, grognons, qui se découragent lors des salons, qui à la moindre phrase désagréable n'ont plus envie de signer, venez vous promener du côté des frères Gicquel, la dérision, l'humour, l'amitié ça marche ..... encore. Et pour les lecteurs, inutile de vous dire, n'approchez pas leur stand ce sont de véritables AIMANTS, bon d'accord approchez le, mais avec 15 euros, le prix d'un pur moment de bonheur, le prix du livre "rougir d'être paysan"
Commentaire n°14 posté par Catherine le 24/09/2008 à 23h18
Comme les recherches dans la décharge, je retrouve les plaisirs d'une petite fille, qui, sur le chemin de l'école, s'arrêtait profaner les ornements des tombes, jetés dans un fossé ; vous savez pourquoi ? ... les couronnes vieillies portaient encore leurs jolies petites perles de toutes les couleurs qui me permettaient de me fabriquer un joli bracelet. La journée des cochonnailles ne peut que rester dans les mémoires: entendre la mise à mort du cochon représentait quelquechose d'insupportable, et, paradoxalement, je ressentais le besoin de voir comment cela se passait ; de toute façon, il fallait bien s'y mettre, ensuite, à faire les saucisses et les boudins. Evidemment, ma grande sœur était exempte : elle aurait sali ses beaux ongles et son amoureux n'aurait pas apprécié ! Et moi, je participais même à la scène quand mon père goûtait le sang pour savoir si cela allait produire du bon boudin... Mon cœur ne levait même pas ! Et puis, je vais vous dire, surtout aux garçons, que, nous, les filles, il nous était demandé si nous avions nos "ringningnin" ; si tel était le cas, il valait mieux ne pas faire la charcuterie, des fois que les boudins"auraient tourné". Malgré les aléas, les corvées, comme la traite des vaches à la main, en ce temps-là, il fallait bien chercher à rigoler, à se distraire : par ex, quel plaisir d'utiliser le pis des vaches comme un tuyau d'arrosage, quand nous n'étions pas trop éloignées les unes des autres(avec mes soeurs). Vous imaginez quand cela était découvert par les parents : une partie du gagne-pain s'envolait !! Et, un jour, me prit l'idée d'échapper à la traite ; c'était quand même plus marrant et fantaisiste de grimper sur le toit de l'étable pour regarder les passants. La voisine, qui m'aimait pourtant bien, n'avait pas trouvé mieux que de me dénoncer ! "Comment avait-elle pu monter sur le toit ? C’était quand même dangereux". Lorsque "la vache était menée au taureau", nous étions priées d'aller dans notre chambre(une seule pour 3 filles) ; qu'imaginez-vous que nous nous empressions de faire ? ...lever délicatement le rideau de la fenêtre pour jeter un coup d'oeil sur "L'EVENEMENT"... Si mon enfance et mon adolescence ont été marquées par des périodes douloureuses., Je bénis "Le Tour de France", un des seuls moments paisibles avec mon père pour écouter cet évènement, à l'ombre d'un chêne ou d'un tilleul ; nous devions faire la sieste, sans commentaire, tout de même ; en ce temps-là, les étés étaient de véritables étés très ensoleillés. Je n'oublierai pas la plantation des choux ou des "lisettes" : une corvée qui n'en devenait plus une lorsque mon voisin était invité à chevaucher la machine avec moi. Moment de complicité qui ne pouvait qu'attiser les sensations et les émois de jeunes ados." Je remercie, d'un clin d'oeil, les deux "JE" qui ont ravivé l'enfance, dont j'ai voulu rappeler ici surtout quelques anecdotes teintées d'une lueur positive, et coquine.
Commentaire n°15 posté par La Mére Mich le 22/07/2008 à 23h00
" Comment ne pas apprécier ce"Rougir d'être paysan" quand moi-même ai vécu les mêmes ressentis, et quelques anecdotes et vécus similaires ? Comme je retrouve l'intégrité, le souci des détails, des précisions de deux jumeaux dont j'ai fait la connaissance il y a.. un certain nombre d'années ! Je peux donc dire que j'ai délicieusement savouré la lecture du vécu de deux "personnages" que j'ai rencontrés, que j'ai aimés, à l'âge de découvertes réciproques, de questions existentielles, d'une adolescence tourmentée. Oh ! j'imagine déjà des commentaires ; Non, non, ce n'est sans doute pas ce que vous croyez ! .. Les orientations différentes, l'éloignement des uns et des autres, les relations créées au gré des pérégrinations de chacun, la vie professionnelle... ont contribué à mettre entre parenthèses des épisodes de nos vies. La parenthèse s'est ré-ouverte en apprenant la sortie de ce livre et c'est avec plaisir, enthousiasme, que je m'exprime sur ces "écrits" de Jo et Michel. Emotions, questions, souvenirs...
Commentaire n°16 posté par Michèle Ch. le 22/07/2008 à 22h58
Cher Michel, Figurez-vous que je viens d'acheter et de lire presque en entier un superbe livre, intitulé "Rougir d'être paysan" ! Quelle belle histoire et que de souvenirs merveilleux, après coup, certainement. Quelle complicité avec Joseph et quelle plume ! Je vous le recommande ! Mais pourquoi "rougir" d'être paysan de naissance ? Au contraire , je trouve qu'il faut être fier de ses racines et se servir de ses origines pour mieux se conduire et avancer dans cette vie où les rencontres diverses et variées, d'Hommes et de Femmes de tous horizons, complètent la richesse de l'expérience humaine. C'est ma réflexion de "vieux" sage aujourd'hui. Il y a tant de gens qui font fi du passé, jouent au "bling bling" et oublient leur propre histoire avec ses joies, son apprentissage de la vie et ses peines. "Rougir d'être paysan" raconte avec délicatesse les frustrations diverses qui sont celles du monde paysan d'il y a quelques décennies, mais je crois pouvoir dire que des "petits" bourgeois citadins ont eux aussi vécu le même type de frustrations affectives, sociales, des tabous d'avant 1968. La vie leur était plus facile certes, plus confortable, mais au fond d'eux-même, les mêmes questions, les mêmes secrets, sans doute plus superficiels. Je suis très fier d'avoir côtoyé l'auteur de ce livre, plein de tendresse pour ses parents, d'une grande tolérance envers la vie dure qui fut la sienne jusqu'à son envol étudiant, mais se servant de ses racines pour construire sa vie et celle de ceux qui l'entourent, dont ses partenaires professionnels. Bravo Michel pour cet ouvrage à quatre mains. J'espère avoir l'honneur d'une dédicace personnelle. A bientôt Maître. A quand l'académie ? Jean L.
Commentaire n°17 posté par Jean L. le 02/07/2008 à 18h46
je viens d'achever la lecture de votre livre avec satisfaction et soulagement ;je m'y retrouve tout a fait quoique un peu plus jeune ,de plus je suis jumelle ! vous avez du rencontrer ma soeur au salon du livre a vannes;vous vous en sortez bien ; pere intelligent et cultivé ; j'ai tout aimé jusqu'a l'anectote du film : le grand chemein ,ça ne s'invente pas ; vous auriez pu ajouter  le lavage des bouteilles de cidre qd il faisait froid .... j'aurais tant de choses a dire , merci de l'avoir ecrit !!
c'est liberateur!
amitie paysanne
Michelle
Commentaire n°18 posté par heno michelle le 29/06/2008 à 20h00
Je suis impressionnée ! J'ai suivi l'aventure de votre livre, quelques textes reçus en off ... qui m'ont tous beaucoup touchée .. émue .. je retrouvais de mon enfance et je partageais avec un ami .. le livre a été édité .. je croyais à l'aventure nouvelle ...je suis avec passion son parcours et votre parcours .. et Là, le choc : je connais Michel et par la photo je découvre Joseph ! je commence à comprendre comment vous avez pu écrire un livre à 4 mains !!! Chapeau Bas 
Commentaire n°19 posté par Chantal le 24/06/2008 à 15h11
Odile,
Magnifique, ta photo avec le cochon dans les bras à la rubrique Double événement à Paris
Baron Charles du Poitou de la Motte de Beurre
Commentaire n°20 posté par BCPMB le 24/06/2008 à 15h06
J'ai lu votre livre et ai beaucoup aimé-j'ai ri par moments, j'ai pleuré aussi à certains moments ..-C'est curieux , je ne suis pas de la campagne , mais , je retrouve des similitudes :l'ignorance que l'on avait (encore pire :10 ans avant!!) la honte de ne pas avoir le confort de certaines copines d'école , même plus tard,lorsque les collègues venaient chez moi :toilettes dehors , pas de salle de bains ..Mon père était ouvrier ,et même s'il était entouré de gens plutôt encartés à la CGT, il y avait les mêmes valeurs de l'économie et du travail..Du côté de ma mère ,mes grands-parents étaient bretons et catholiques .:ma grand-mère ne comprenait pas que l'on perde du temps à lire et il fallait toujours s'occuper à quelque chose -même si ce n'était pas aussi dur qu'à la ferme ..Votre Père me rappelle mon grand-père qui ne riait pas beaucoup, mais ,par moments ,aux fêtes ,il piquait  sa crise et chantait "Mexico" , à la grande joie des petits-enfants .Je pense que , si lui aussi avait reçu une éducation,il aurait pu exploiter une certaine intelligence ..C'était une génération dure à la tâche , mais non dénuée de sensibilité ..:votre le livre le décrit très bien.
Commentaire n°21 posté par Nicole le 24/06/2008 à 14h54
Le livre est intéressant , j'ai retrouvé beaucoup de souvenirs et de moments agréables passés entre BRUNEL et GLUON .
A bientôt      

Commentaire n°22 posté par La famille PELLERIN le 24/06/2008 à 14h53
Merci pour ce retour émouvant dans un monde à jamais disparu. Pour quiconque a vécu à la campagne dans ces années-là, les souvenirs sont identiques.
Le verre Duralex est un morceau d'anthologie! J'ai plutôt connu le verre rond ( façon pensionnat) que je m'amusais en douce à faire tomber (de pas trop haut quand même ) pour en tester la résistance. Quant aux " belles ordures", mon cousin a frôlé le tétanos sur ce terrain de prédilection.
Chaque chapitre évoque  des résonnances personnelles en dépit des différences. Pour moi ce serait plutôt " Rougir d'être campagnard ", mon père étant commerçant et se sentant d'une essence supérieure à ceux qu'il appelait les " pèsans " !
J'ai ri et j'ai eu la larme à l'oeil plus d'une fois! Cette lecture a été un  moment de pur bonheur...
Contents de savoir que vous obtenez du succès. Il est mérité, donc il durera.
Encore merci.
Les Baron
Commentaire n°23 posté par Les Baron le 17/06/2008 à 03h14
Voilà, je viens de terminer "Rougir d'être paysan" Ce récit m'a beaucoup plu. Au départ je craignais d'y trouver une nostalgie du "Bon vieux temps" très à la mode en ce moment, mais il n'en ai rien, c'est un bel hommage à votre père, mais sans concession sur les cotès rugueux du personnage et du milieu paysan en général. J'ai trouvé des passages émouvants et souvent drôles. Je n'ai pas connu le milieu paysan, mes parents étaient commerçants boulanger et j'avais la chance de pouvoir piquer des Carambars que je négociais por voir la zézette de la fille du voisin. Elle n'était pas très belle mais je m'en foutais, une zézette c'est une zézette. Pour un Carambar, Mimine me montrait sa petite culotte, trois Carambars, elle baissait et remontait sa culotte à la vitesse de l'éclair, très frustrant ! Pour cinq Carambars, elle recommençait mais cette fois au ralenti, l'extase ! Ha ! la zézette de la voisine.
Ma mère trouvait bizarre que son stock de Carambars fonde comme neige au soleil . C'est à cause de mon vice que mes parents n'ont jamais fait fortune.
Et puis, j'ai fini par me lasser de Mimine, la pimbêche qui me toisait du haut de ses 10 ans, moi le petit qui en avait seulement neuf et demi. J'ai continué à piquer des Carambars et les poches pleines, suis allé voir Madeleine, une autre fille pour des pourparlers diplomatiques, des tractations, des échanges de vues, des négocations pas très catholiques certes.
Erreur fatale ! Madeleine, qui, quelques années plus tard, allait se donner corps et âme à Dieu, rameuta tout le quartier par ses cris d'orfraie et..... Je me suis pris la raclée de ma vie. La honte me poursuivit quelques jours et mis fin à l'épisode des Carambars et à mes talents de diplomates.
Commentaire n°24 posté par Ronan le 30/05/2008 à 12h10
Au départ, à la lecture du livre, j’ai craint de retrouver le discours pesant sur ces bonnes années d’autrefois mais, très vite, cette impression m’a lâché et je me suis laissé transporter au gré des situations tellement précises et bien décrites que j’y retrouvais les images, les odeurs parfois de mon univers de Centre Bretagne. Et puis j’ai apprécié toutes les vraies sensations qu’on y retrouve. Le livre que j’aurais aimé écrire, en somme
Commentaire n°25 posté par M.Lemaitre le 29/05/2008 à 10h55

J’ai commencé la lecture de votre livre.

Je savais que ça me plairait et je pensai l’avaler d’une traite et sans doute passer à autre chose.

 

Ma surprise est que je le lis très lentement, par petites lampées, comme un alcool rare, où chaque saveur est une surprise qu’il faut tenter d’identifier pour en jouir pleinement et secrètement.

L’écriture est très appliquée et là aussi mieux que ça, c’est très bien écrit, avec des bonheurs, la recherche du mot juste et fouillé comme pour parfaire l’évocation, toujours très réussie et très forte.

 

Je suis très ému de tout ça, avec des réflexions qui me viennent, l’une d’elle étant de me référer à Aharon Appenfeld, un écrivain juif contemporain ( un très grand) qui a vécu une vie terrible, enfant de 8 ans, ayant perdu ces parents, errant pour sauver sa vie, vie racontée dans un livre sorti en poche « une histoire de vie », au point Seuil maintenant.

 

Il y parle de rêves qui ressuscitaient sa mère, où cette présence vivante lui était rendue comme une grâce.

Je sens ça chez vous, l’idée que le travail que permet la langue, ce travail a été rendu nécessaire par la disparition des choses et des êtres.

J’y retrouve aussi une gourmandise et un amour pour les situations et les gens.

 

C’est sans doute ça le sacré, se mettre entre parenthèses du monde pour retrouver une communion essentielle.

Merci encore, comme je pense, te remercieront tous ceux qui vont vous lire.

Commentaire n°26 posté par Cashou le 13/05/2008 à 18h12
Dans ces années 50-60, le petit citadin de la première génération, retournait voir ses cousins pendant les trois mois (eh oui!) d'été, dans sa campagne d'origine (St germain la montagne à 80 kms de Lyon). Et là, que de bons souvenirs et une immense nostalgie des travaux des champs avec attelages de vaches, que nous conduisions et parfois cheval, "tracteur" des quelques riches paysans du village. Foins, moissons, batteuse, mais aussi patates (souvenir moins bon tout de même). Je ne pense pas que nos cousins paysans rougissaient, du moins dans mes souvenirs, car ils étaient dans la posture du "professeur" avec nous. Mais que d'envies dans leurs yeux lorsque nous repartions vers la ville. Alors que nous, qui ne voyions que les bons côtés de la campagne, nous avions peine à quitter vie agricole, été...pour replonger dans la grisaille de la vie citadine et scolaire...
J'ai hâte de déguster ce livre des frères Gicquel (déjà aussi célèbres que les frères Coen), mais comme tout bon gourmand, je fais durer le plaisir de l'attente jusqu'au 22 mai, date des vacances en montagne!
Ensuite, Michel, n'aies pas peur, je causerai!
Y en a pas un sur cent...
Commentaire n°27 posté par LESCHIERA Jacques le 07/05/2008 à 09h00
Rougir....bienvu ce tableau de la France des années 50/60 dans lequel les quinquas peuvent se reconnaitre , paysans ou pas,  l'éducation et le mode de vie sont proches le pays vit encore au rythme des campagnes
Nostalgique mais pas trop ,sensible , drôle et pédagogique je suis touchée par la loyauté familiale la dureté du père , le malheur qui frappe ...et puis la colère et  l'envie de rejeter ce monde et de passer a autre chose comme tous les adolescents ... 
Commentaire n°28 posté par FANFAN le 05/05/2008 à 22h51
Bonjour ! Les auteurs (tiens, Gicquel, ça me dit quelque chose !), le titre qui n'y va pas par quatre chemins, mes origines paysannes sarthoises : ma curiosité est éveillée. Petit détour par le Virgin de Barbès où je trouve le livre. Heureuse initiative. Je découvre un style précis, beaucoup d'humour, des anecdotes, des détails qui me sont familiers. La construction en tableaux, sans que l'on sache qui écrit quoi (mais on ne se le demande pas vraiment) apporte de la légèreté et de la distance et n'empêche pas qu'une histoire personnelle émouvante se dessine au fil des pages. "Rougir d'être paysan", cet aspect est développé sobrement. Le chapitre évoque bien les nombreuses difficultés qu'un certain nombre de "transfuges sociaux" ont eu à dépasser. il est plus facile d'en sourire maintenant !
Je souhaite que ce livre soit largement lu par ceux qui s'y reconnaitront inévitablement, mais aussi par "ceux de la ville" à qui on préfère parfois ne pas parler de certaines réalités de notre enfance.
Pour terminer, je vous remercie, grâce à vous, j'ai un début d'explication de l'origine du mot "lisette", ces fameuses lisettes que nous devions effeuiller, nous les gamins, avant qu'elles ne rejoignent leur "trou" pour l'hiver, sous une avalanche de feuilles mortes.
Merci pour ce livre, bravo pour le blog ! Jocelyne
Commentaire n°29 posté par Pissot Jocelyne le 01/05/2008 à 21h30

sans être fille de paysans je vivais a la campagne a 80 km de Paris dans un petit village de seine et marne ou mes parents etaient boulangers
mon pere , lui même fils de paysans faisait tous les jours la tournée des hameaux et villages pour vendre son pain et ma soeur et moi l'accompagnions pendant les vacances
je me souviens que pour moi le monde c'était la vie rurale et les paysans en étaient la force et la vie même si c'était un peu effrayant cette boue ces odeurs les hurlements des chiens a la chaîne, les tas de fumier , les mares aux  canards ...
tous les soirs nous allions chercher le lait dans la ferme voisine dans la châleur de l'étable ou nos copines trayaient avec leur mère
a l'école la majorité des éleves étaient les petits paysans du coin , certains venaient a pied de tres loin et en hiver ils buvaient un coup de gnole avant de partir de chez eux
le jeudi nous allions jouer dans le foin ou la paille ou les jardins dans les fermes alentour
nous n'avions pas beaucoup de liberté , nous aussi il nous fallait aider aux travaux de la maison car notre mère était tres prise et puis c'était comme ça , chacun faisait ce qu'il avait a faire , sans commentaire...sinon c'était le martinet ou la punition
malgré tout un vrai paradis que j'ai quitté avec beaucoup de chagrin a l'âge de 8 ans

Commentaire n°30 posté par Françoise Arnould le 01/05/2008 à 12h59
Bravo aux auteurs que je connais depuis fort lontemps !! Continuez comme ca les gars, vous faites du bon boulot ! ;)
Commentaire n°31 posté par The Son le 29/04/2008 à 20h02
Bravo messieurs pour ce si bel exercice. J'ai aimé vous lire, vous découvrir, comprendre la force, et parfois le poids de l'éducation paysanne, apprendre une autre enfance que celle que j'ai vécu, ressentir des émotions, des craintes, des joies
enfantines qui ont fait de vous ce que vous êtes aujourd'hui... Des écrivains
Commentaire n°32 posté par Admi rateur le 28/04/2008 à 11h04

Votre livre m'a beaucoup plu, aussi je tenais a vous faire part de cette opinion. Je l'ai découvert par mon oncle qui l'avait lu et m'en avait dit le plus grand bien, alors j'ai voulu essayer de le lire et je n'en suis plus sorti ! Je ne suis pas issu du milieu paysan mais les anecdotes et l'émotion présents dans le livre me l'ont rendu passionant. J'ai ri a de nombreuses reprises par rapport aux petites histoires de gosses ayant vécu dans un monde que je n'ai pas connu, si différent. De plus l'écriture est originale : il est très surprenant de ne comprendre qu'a la toute fin que le livre a été écrit par des jumeaux ! Bravo pour ce livre que je recommanderai volontiers aux proches. J'espère qu'il n'était que le premier...

Commentaire n°33 posté par Laurent le 19/04/2008 à 16h50
Bonjour ,
j'ai lu votre livre avec beaucoup d'intérêt étant moi-même du milieu rural. Vous y décrivez avec une précision surprenante les scènes familiales et du travail de la ferme d'époque .L'on vous sent encore imprégnés  de cette terre qui vous tient tant à coeur et que ,pourtant , vous avez détesté pendant ces jeunes années ,par rapport à ce qu'elle vous renvoyait  face à vos jeunes copains devenus citadins .Tout ce récit est écrit avec beaucoup de simplicité, de respect et d'émotion pour tous les protagonistes de cette histoire .Les traits  de caractère de votre père que vous décrivez parfois , laissent transparaître un lien filial très fort à travers des incompréhensions de générations.
Merci de nous avoir permis de retrouver dans les moindres détails des petits riens qui faisaient la trame de notre quotidien.    
Commentaire n°34 posté par Mélodie le 16/04/2008 à 16h56
J'ai lu le livre. Que dis-je, je l'ai dévoré. Vous avez raison de préciser que le titre est provocateur. Loin de l'expression d'une honte d'être paysan -même si vous l'avez, comme beaucoup d'autres (Jean Rohou, Pierre Jakez Hélias, Raymond Depardon le photographe) logiquement éprouvée dans votre enfance- les pages sont riches de détails et d'émotions que même les non paysans ressentiront. Et le blog est à l'unisson du livre. Bravo.
Commentaire n°35 posté par Hubert L le 16/04/2008 à 01h36
cé super bien
Commentaire n°36 posté par CHRIS le 12/04/2008 à 16h20

Votre avis, vos souvenirs

Vous avez lu le livre, vous l'avez aimé ou non.
Vous avez vécu vous aussi à la ferme ou gardez des souvenirs d'enfance à la campagne, chez l'oncle,

les grands-parents ou ceux des copains et copines ?
Racontez, polémiquez, débattez


Où trouver ce livre ?

"Rougir d'être paysan" a été publié par les Editions Ouest-France en mars 2008. Il est vendu 15 euros. Trouvez sur le web de l'éditeur les points de vente de votre ville Voir la liste des points de vente... 

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