Ce que raconte le livre
Revivez votre enfance à la ferme
. Mars 2008 : sortie du livre "Rougir d'être paysan", récit de deux enfances paysanne et rurales des années 50-70.
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. Dédicaces : dimanche 5 octobre 2008 à Vern-sur-Seiche . Plus de détails...
. Participez à notre grand débat sur l'enfance paysanne dans les années 50-60 en cliquant ICI.
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L'éditeur de "Rougir d'être paysan", les Editions Ouest-France édite en livre de poche les ouvrages qui atteignent 5000 exemplaires. C'est la performance qu'a réussie "Rougir". Le livre est donc désormais disponible au format poche et au prix également "poche" de 7 euros.
Une 2e vie, y compris transfrontières
"Rougir" se situe aujourd'hui aux alentours de 6000 exemplaires. L'édition en poche donne une seconde vie à l'ouvrage. Et l'étend. Ce format pratique et incitatif, le prix attrayant convainquent des lecteurs de l'acquérir. Michel l'a même vu dans un magasin presse "Relay" de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle ! Un formidable tremplin. On se réjouit d'imaginer un voyageur de Paris qui se rend à Rome, Moscou, New York, New Delhi, Sydney penser "Tiens, je vais dévorer ces 23 chapitres et 190 pages (155 dans l'édition originale) pendant le trajet.Puisque nous parlons d'expansion transfrontières, mentionnons qu'une amie a confié "Rougir" à une amie japonaise et un ami l'a remis à un familier du Burkina-Faso qui a offert le livre dans un village paysan du pays. "Ils adorent", a dit le donateur.
6000 exemplaires, le chiffre est modeste, voire dérisoire au regard des best-sellers des poids lourds des ventes. Pour un éditeur régional (même si nombre de ses ouvrages sont nationaux, voire universels comme "Rougir"), c'est un succès. Nombre d'éditeurs vendent la majorité de leurs ouvrages à moins de 1500, 1000 exemplaires et certains, seulement, à quelques centaines d'unités. Le directeur des Editions Ouest-France l'a confirmé à Joseph : "Pour nous, votre livre a bien marché".
Nous remercions la maison d'édition du grand quotidien régional d'avoir été le premier éditeur à répondre à notre envoi, en septembre 2008. Il avait vu juste.
Des succès à 50 000-60 000
Ces éditeurs de second rang ont, heureusement, de belles surprises. "Rougir" en est une. Les Editions Ouest-France
connaissent également une belle
réussite avec des ouvrages qui atteignent plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires, jusqu'à 50 000, 60 000 comme. Ainsi, le livre "frère" de "Rougir', "Fils de ploucs" de
l'universitaire breton Jean Rohou, également maintenant en poche.
C'est aussi le cas de "Paul, dans les pas du père", de notre amie Catherine Ecole-Boivin, formidable tranche de vie d'un paysan du nord du Cotentin, tout près de La Hague, Paul
Bedel, qui, un jour des
années 70, a jugé que le progrès lui faisait perdre la richesse de l'héritage paternel et a décidé de poursuivre son travail de paysan comme ses ancêtres, en compagnie de ses deux soeurs.
Le film qu'en a tiré Rémy Mauger, paru en DVD, exprime aussi magnifiquement la vie de Paul.

Vingt des 80 résidents ont répondu à l’invitation à dialoguer qu’avait diffusée Elodie, l’animatrice, début novembre 2010. Dans le petit salon bien confortable, chacun y alla de ses
souvenirs et de l’évocation de l’univers paysan qu’il/elle avait connu. On se rappela qu’à Balazé, on “enheudait” les vaches alors qu’ailleurs on les “embaissait”. Traduction de ce patois
gallo : pour empêcher la vache de courir, on bridait l’un de ses pattes avant en la reliant avec une corde à une corne et plus le paysan voulait entraver les velléités de l’animal plus
il la bridait court. La « pauvre » bête était alors condamnée à cheminer en brinqueballant la tête sur le côté quand la patte revenait en arrière et en reprenant la position normale
quand la patte venait à l’avant. Drôle de vie…
La religion traverse toujours les débats
L’Eglise et la religion nous occupèrent un bon moment. Pour la messe, les vêpres et même le catéchisme il fallait être à jeun. La prière état sacrée et Jeanne rappela qu’un soir, lors de la prière, même l’inséminateur dut attendre la fin de l’office avant de s’atteler à sa tâche. Odile eut le mot assez sévère pour rappeler les différences entre les pauvres et les riches, souvent accentuées par certains établissements religieux. On demanda à son père à ne pas venir dans la cour avec sa voiture… parce que celle-ci n’était pas assez belle !

D’autres se répandirent en souvenirs encore vivaces pour évoquer comment les pécheresses étaient bannies de l’église. Les filles enceintes n’avaient pas le droit de se marier en blanc ni de faire
sonner les cloches. Solange fit bien rire tout le monde en relatant le bon tour qu’elle joua au curé. Enceinte, ce ne fut pas elle qui se présenta au curé pour le futur mariage mais sa sœur pour
validation. Quant aux relevailles, elles consistaient obliger les nouvelles mères à aller à confesse et à ne franchir à nouveau le pas de la porte de l’église qu’avec l’accord du curé.
Françoise mit tout le monde d’accord en disant que « si le Bon Dieu nous a faits ainsi, c’est bien pour nous donner un peu de plaisir ». Et pan pour la religion !
Jean Robic n'est pas Breton... d'origine
La Fête Dieu ressemblait à toutes les autres. Outre les allées décorées de sciure colorée, les bords de la route étaient plantés de branches de bouleaux et ormeaux. Les angelots terrestres étaient de la partie pour balancer les pétales de fleurs. Suzanne rappela qu’à la fin de la cérémonie, les angelots se faisaient leur petite procession à eux en se chamaillant avec les fameux pétales.
A la kermesse, les lots étaient de valeur puisque c’était souvent des animaux que convoitaient les joueurs : un lapin par-ci, une volaille par-là… On évoqua les “insignes”, ces petits rubans
ou fleurs de papier mis à la vente qui servaient pour la tombola.
Et puis quand on parla de la télévision nouvelle qui arrivait dans les foyers, on cita Anne-Marie Peysson, speakerine. Les conférences remettent aussi les connaissances à niveau ou rectifient
d'inébranlables vérités. Tous les Bretons revendiquent mordicus que le solide et revêche champion cycliste Jean Robic est un compatriote. Eh bien, non, il est né dans les Ardennes. A
Condé-lès-Vouziers, précisément, au sud du département mais en plein milieu rural. Ses parents émigrèrent à Radenac (Morbihan) pour tenir un magasin de cycles qui berça toute la jeunesse du
“Biquet” (un de ses nombreux surnoms) et, forcément, fit naître sa passion du vélo et sa carrière. Un rectification choc pour un Breton, grand ou petit.
Le salon où l’on cause à la Trémoille ! De fil en aiguille, le temps passa vite et l’on se retrouva vite au bout de ces 2 heures d’échanges animés et palpitants.
Ils sont frère et soeur, originaires de la même commune d'enfance que la nôtre. Ils ne sont en rien fils et fille de paysans. Loin s'en faut, leur père était agent d'assurances. Mais ils habitaient, avec un autre frère et une autre soeur, une maison imposante qui domine la rivière La Claie, à 1 km du "bourg", comme on dit en Bretagne, et 1 km, à travers prés et champs, de notre hameau.Le père exploitait également un moulin, en contrebas, sur la rivière.
De ce repaire d'aigle sur la campagne environnante, Marie-Anne, Loïc, leur frère et leur soeur ont tiré une fine connaissance du monde rural. "Vous avez rougi d'être paysan, nous avait dit Marie-Anne, au lendemain de la sortie du livre, mais, nous, nous rougissions, à l'inverse, de ne pas appartenir au monde rural dominant et d'avoir une certaine aisance". Preuve que le sentiment de honte est bien personnel et que c'est chacun qui le construit, à tort, évidemment, mais le poids du regard des autres, de la culture, de l'histoire, de l'atavisme sont trop lourds pour qu'on s'en départisse.
Au fond, la maison de Marie-Anne et Loïc dominant les prés et coteaux de notre enfance...
... et, depuis la maison, la vue panoramique sur la rivière, le déversoir, le pigeonnier, le moulin (à droite) et, au fond, le coteau qui mène aux landes et aux bois de Lanvaux.
Marie-Anne et Loïc nous ont fait chacun deux cadeaux. Marie-Anne nous a restitué son jugement du livre et elle nous a fait don des photos de notre univers rural faites en septembre 2010. Nous en publions plusieurs avec plaisir dans cet article. Loïc nous a, de même, fait part de son sentiment sur "Rougir" et il nous a communiqué deux photos de classe de notre prime enfance que nous n'avions pas ou que nous avons égarées. Nous les publions également. Ceux de nos lecteurs et lectrices qui se reconnaissent peuvent nous faire signe !
Merci à tous les deux.
Notre maison d'enfance (jusqu'à l'âge de 8 ans). Nos successeurs l'ont rénovée mais elle a strictement gardé sa physionomie, les mêmes ouvertures.
MARIE-ANNE
« Mon père venait aussi de la "terre"… Meunier/minotier de père en fils depuis toujours, il avait pris la succession mais avait du cesser l'activité en 1954. Arrêter son métier puis se séparer du moulin lorsqu’il a du le vendre lui ont crevé le cœur. Mais il est resté meunier dans l’âme et je l'ai toujours vu, vécu ainsi.
Ce contact avec le monde rural avait engendré chez mon père un rapport aux animaux et à la "sensiblerie" en général similaire à celui que vous décrivez… Ma mère, d'origine citadine et d'une culture différente, l'a aidé à réduire ces excès. Il pouvait se montrer très tendre avec nous (trop rarement hélas…).
Le travail était une valeur très importante aussi. Ma grand-mère paternelle disait « le trrrravail » d'un air qui ne donnait pas à penser que le travail pouvait être épanouissant ou au moins
intéressant…
C’est ma mère, d'une culture complètement inverse, qui faisait le tampon ; elle arrondissait les angles qui auraient été un peu durs sinon... ».
Entre autres chapitres, j’ai trouvé l’avant dernier, "Des femmes, des mères" très beau…
J'ai aimé aussi un truc bien caractéristique de vous, pour bien vous connaître : les petites conclusions brèves, souvent inattendues et/ou humoristiques que je trouve très sympa.
Saurez-vous identifier Michel et Joseph ? Le concours est ouvert...
LOIC
« Marie-Anne -ma tite soeur- m'a prêté votre livre "Rougir..." lorsque je suis passé la voir en février. Je l'ai lu d'une... traite (c'est marrant ce mot pour vous avec cette signification non ?). Je me suis régalé et je me suis souvenu de plein de choses du passé ! Mais là ou je ne suis pas d'accord , c'est le terme "rougir" c'est plutôt "fiers d'être des paysans" car quand je vois l'éducation "à la dure" que vous avez reçue et toutes les tâches que vous deviez accomplir à l'âge ou on joue désormais à la console ou sur Facebook ! C'est de la fierté que vous devriez ressentir. Mais je suis sûr que c'est quand même le cas, n'est ce pas ?
En tout cas ,moi quand vous étiez en train d'enlever les cailloux dans les champs labourés , je me confectionnais un arc et des flèches dans les beaux noisettiers dont vous parlez.
J'ai aussi "fané" le foin avec ces gros rateaux de bois dans le champ d'Emilienne Outin, J'ai joué à passer le plus vite possible dans les projections de "manne" qui pinçaient les mollets au
sortir de la batteuse chez le "Père "Rouilleux" Rouillé diraient les "citadins", comme vous dites!!
J'ai soulevé la jupe de certaines filles quand on gardait les vaches ! J'ai crié "En rououououte" pour voir toutes les vaches se diriger vers la sortie, au grand dam de Jean-Yves Piquet ou d'Yves
Métayer avec lesquels nous partagions nos jeux ... On cuisait les pommes dans la braise en écoutant le Tour de France à la radio...
Je regardais avec circonspection le Père Guimard coincer sa "chique" dans sa casquette avant de boire un coup d' cid', pour la remettre ensuite dans sa bouche et la remâchonner...
C'est moi qui devrais rougir... Tous ces souvenirs et bien d'autres, je vous passe toutes les conneries que j'ai faites (mais chut !), me sont revenus en mémoire en lisant votre livre qui m'a
procuré un grand plaisir et beaucoup d'émotion.
Merci à vous deux pour ce BON moment. »
Le Conseil municipal de Bohal nous a envoyé une lettre pour nous remercier de notre don de 2500 € de nos droits d'auteur, le 8 novembre 2009. En voici la teneur, ci-dessous, en image et en toutes lettres :

« Chers Michel et Joseph,
Au cours de nos deux dernières réunions du conseil municipal et du CCAS, nous avons relaté votre remise du chèque de 2500 E lors du repas annuel des seniors de BOHAL.
Lors de votre allocution, vous nous avez fait comprendre que vous êtes des enfants de BOHAL et nous avons été sensibles à vos propos. Il est vrai qu'ici votre père Eugène GICQUEL fut un homme
très considéré.
Décliner "la formidable simplicité des gens de notre enfance" lors de la lecture de ta lettre, Michel, nous interpelle à être toujours attentif et respectueux à l'humilité et la modestie
d'autrui.
Votre livre est un succès, nous vous en félicitons, d'autant que ce témoignage est aussi la mémoire et le patrimoine Bohalais. Merci sincèrement de votre geste généreux ; bien entendu nous
veillerons au bon emploi de cet argent à l'aide sociale de Bohalais et Bohalaises.
Au nom de Monsieur le Maire, l'ensemble des élus et des membres du CCAS, merci encore Michel et Joseph de votre passage convivial avec votre famille, de votre geste remarquable qui a touché,
soyez en sûr, nombre d'entre-nous.
Nous vous présentons nos sentiments et nos compliments les meilleurs.
André PIQUET
Isabelle LE GUEVEL
Bemard METAYER
Marie-Annick OUTIN
Isabelle BALAIS
Isabelle LABEEUW
Angélina PEDRON
Mélinda ARS
Marie GODIN
Mado CHANONY
Marcel BIGO »
André Piquet, le camarade de classe de notre enfance
devenu maire de sa commune en 1989
Laura et Théo, ici, le 8 novembre, à
Bohal, les enfants de Michel et de Marie-Christine, jumeaux eux aussi, par lesquels le livre est né. "C'est pas vrai, papa, tu ne vivais pas comme
ça. ?", s'étonnaient-ils invariablement lorsque Michel racontait comment il avait vécu son enfance à la ferme et surtout comment, sur les
injonctions du père, il devait sans cesse travailler. Michel a décidé de consigner sa vie dans un document testament. En en parlant à Joseph, le récit
individuel s'est mué en un livre à deux regards, deux sensibilités et quatre mains.
A droite, Félix, le toujours jovial marchand de bestiaux,
familier de la ferme qui manifesta, le 8 novembre,
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Un jour de septembre 2009, nous avons dialogué avec des malades d’Alzheimer dans un bistrot “mémoire” de Rennes.
Une fois que Mélanie eut raconté le périple qu’elle fit jadis à moto avec son mari dans toute l’Europe, tout le monde s’est mis à confesser ses péchés. Qui n’a pas menti au curé pour tenter de
trouver le « bon » péché à raconter ? Celui qui apparaissait acceptable était, en fait, souvent le plus simple : le mensonge ! Mais, « Fallait les trouver, les
péchés ! » s’exclame Anne Marie. Un participant a raconté ce que fut, selon lui, le summum de la supercherie : au final, avouer au curé « Tout ce que je vous ai raconté,
c’est des mensonges ». Et puis, on se mit à causer des SDF de l’époque, les « cherchoux d’pain », les “gens à part” mis en portrait dans “Rougir…”.
Malicieux, Alexis évoqua, lui, ses bêtises. Galopin, il glissait dans ses poches des oisillons qui ne manquaient pas de gazouiller pendant la classe ! Bien sûr, on n’échappa pas à la rivalité entre l’école laïque et l’école privée. Lucie rappela l’anathème de ses enseignants catholiques : « Laissez donc cette triste école des Sans-Dieu ! ». La sexualité eut droit de cité. Si certains, à la campagne, s’étonnaient de la révélation des dessous des filles par un « Baisse le capot, on voit le moteur ! », les Brestois la jouaient “locale” par un « Belle vue sur la rade ! ». Mentionnons, enfin, le témoignage de Jeanne sur la discrimination faite envers les fils et filles d’ouvriers. Un rappel touchant qui mit en évidence que le sort fait aux petites gens était le même, quelle que soit leur condition sociale.
Merci aux participants et aux responsables.
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Drôle… d’Oisseau que cette petite commune de 1100 habitants
de la Mayenne qui avait proposé de nous accueillir à la Maison de retraite. Résidents de la maison de retraite d’à côté, bénévoles de la bibliothèque, représentants de la bibliothèque du bocage…
Tout le monde avait donné rendez-vous pour parler de la vie du coin !
Comme souvent, et parce que les souvenirs affleurent chez
tout le monde, on passa du… coq à l’âne, ce qui, somme toute, est appropriée à un récit de ferme. « L’affûtage des couteaux, pensez donc ! se souvient Jeanine « dès qu’ils
entendaient le cliquetis, les chats accouraient, persuadés que la viande fraîche allait suivre ! » Louis en a encore le sourire aux lèvres quand il raconte la bonne blague faite aux gens
du bourg par les paysans du coin : de passage au bistrot, ils parquaient leur tracteur sur la place sans arrêter le moteur pour être sûr de redémarrer ou pour laisser croire qu’ils ne feraient
que passer. La courte pause durait, durait tellement que les riverains finissaient par se lasser de subir le vrombissement des Massey, des Deutz, des Someca. Le maire, le curé avaient beau
intervenir, faire la leçon, menacer de sanctions, les paysans n’en avaient cure et la place ne retrouvait son calme que lorsque nos consommateurs l’avaient décidé, parfois tard dans la nuit et
titubant jusqu’à leurs machines…Voir les autres articles sur l'actualité du livre "au jour le jour"
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Vous avez lu le livre, vous l'avez aimé ou non.
Vous avez vécu vous aussi à la ferme ou gardez des souvenirs d'enfance à la campagne, chez l'oncle,
les grands-parents ou ceux des copains et copines ?
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"Rougir d'être paysan" a été publié par les Editions Ouest-France en mars 2008. Il est vendu 15 euros. Trouvez sur le web de l'éditeur les points de vente de votre ville Voir la liste des points de vente...
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