Ce que raconte le livre
Revivez votre enfance à la ferme
. Mars 2008 : sortie du livre "Rougir d'être paysan", récit de deux enfances paysanne et rurales des années 50-70.
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plus...
. Dédicaces : dimanche 5 octobre 2008 à Vern-sur-Seiche . Plus de détails...
. Participez à notre grand débat sur l'enfance paysanne dans les années 50-60 en cliquant ICI.
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Un jour de septembre 2009, nous avons dialogué avec des malades d’Alzheimer dans un bistrot “mémoire” de Rennes.
Une fois que Mélanie eut raconté le périple qu’elle fit jadis à moto avec son mari dans toute l’Europe, tout le monde s’est mis à confesser ses péchés. Qui n’a pas menti au curé pour tenter de
trouver le « bon » péché à raconter ? Celui qui apparaissait acceptable était, en fait, souvent le plus simple : le mensonge ! Mais, « Fallait les trouver, les
péchés ! » s’exclame Anne Marie. Un participant a raconté ce que fut, selon lui, le summum de la supercherie : au final, avouer au curé « Tout ce que je vous ai raconté,
c’est des mensonges ». Et puis, on se mit à causer des SDF de l’époque, les « cherchoux d’pain », les “gens à part” mis en portrait dans “Rougir…”.
Malicieux, Alexis évoqua, lui, ses bêtises. Galopin, il glissait dans ses poches des oisillons qui ne manquaient pas de gazouiller pendant la classe ! Bien sûr, on n’échappa pas à la rivalité entre l’école laïque et l’école privée. Lucie rappela l’anathème de ses enseignants catholiques : « Laissez donc cette triste école des Sans-Dieu ! ». La sexualité eut droit de cité. Si certains, à la campagne, s’étonnaient de la révélation des dessous des filles par un « Baisse le capot, on voit le moteur ! », les Brestois la jouaient “locale” par un « Belle vue sur la rade ! ». Mentionnons, enfin, le témoignage de Jeanne sur la discrimination faite envers les fils et filles d’ouvriers. Un rappel touchant qui mit en évidence que le sort fait aux petites gens était le même, quelle que soit leur condition sociale.
Merci aux participants et aux responsables.
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Drôle… d’Oisseau que cette petite commune de 1100 habitants
de la Mayenne qui avait proposé de nous accueillir à la Maison de retraite. Résidents de la maison de retraite d’à côté, bénévoles de la bibliothèque, représentants de la bibliothèque du bocage…
Tout le monde avait donné rendez-vous pour parler de la vie du coin !
Comme souvent, et parce que les souvenirs affleurent chez
tout le monde, on passa du… coq à l’âne, ce qui, somme toute, est appropriée à un récit de ferme. « L’affûtage des couteaux, pensez donc ! se souvient Jeanine « dès qu’ils
entendaient le cliquetis, les chats accouraient, persuadés que la viande fraîche allait suivre ! » Louis en a encore le sourire aux lèvres quand il raconte la bonne blague faite aux gens
du bourg par les paysans du coin : de passage au bistrot, ils parquaient leur tracteur sur la place sans arrêter le moteur pour être sûr de redémarrer ou pour laisser croire qu’ils ne feraient
que passer. La courte pause durait, durait tellement que les riverains finissaient par se lasser de subir le vrombissement des Massey, des Deutz, des Someca. Le maire, le curé avaient beau
intervenir, faire la leçon, menacer de sanctions, les paysans n’en avaient cure et la place ne retrouvait son calme que lorsque nos consommateurs l’avaient décidé, parfois tard dans la nuit et
titubant jusqu’à leurs machines…Voir les autres articles sur l'actualité du livre "au jour le jour"
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Disons le tout net, nous aurions aimé avoir davantage d’auditeurs à la petite soirée que la médiathèque de Missiriac, une commune de 1500 habitants, distante de 5 km de
Malestroit, notre commune natale du Morbihan. A quoi faut-il attribuer la petite assistance ? A la désaffection générale constatée par la directrice depuis quelque temps ? Sans doute, aussi,
reconnaissons-le, à l’intensité de l’animation que nous avons déployée dans les huit mois de 2008 qui ont suivi la parution de “Rougir” : 2 dédicaces, 1 causerie-dédicace, 1 autre dédicace à
Ploërmel, ville voisine de 15 km…
Qu’importe ! Les douze participants enrichirent un peu plus le patrimoine commun du monde paysan des années 60. La honte sourde de l’enfance paysanne, même si, aujourd’hui chacun en a recouvré la
fierté. On raconta les travaux difficiles teintés de bonne humeur lors des repas en commun, les “boudins”, les bisous volés et le plus souvent complices, sous la paille avec les filles, lors des
battages. Jean Luc se souvint des vagabonds -appelés “bohémiens”- qui passaient de ferme en ferme. Le chef de famille leur offrait volontiers l’hospitalité pour la nuit dans le tas de foin ou le
tas de paille après leur avoir confisqué le briquet (par crainte de l’incendie) et le couteau (par crainte des algarades ou bagarres entre chemineaux). Monique fit rire tout le monde aux éclats
en rappelant un épisode épique de la figure locale de son hameau. Pour une fois vaincu par un excès de boisson, Lucien dut consulter le médecin. Lucien en sortit estomaqué et rétorqua sitôt sorti
du cabinet : « Il veut que je mette désormais moitié eau-moitié vin dans mon verre. Je ne vais tout de même pas boire 12 litres par jour » !
Merci à la médiathèque et aux participants aussi attentifs que prolixes en souvenirs.
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Tout à côté des cochons cul noir du Pays basque.
Ils portent parfaitement leur nom. Tous, absolument tous ont l'arrière-train
noir; il nous faudra nous renseigner sur l'aspect génétique de cet implantation pigmentaire systématique.
Les auteurs pouvaient présenter leur livre et dialoguer avec les visiteurs
de l'arrière des présentoirs.
A tour de rôle, les auteurs présents pouvaient
présenter, décrire et dédicacer leur(s) livre(s) à la table.
Avec la toute jeune Marcia, d'origine canadienne et dont la mère vit en
Bordelais et à qui elle a voulu offrir le récit.
Avec Eric, qui l'acheta spontanément pour revivre sa propre enfance.
Avec Jeanine et Bernard, ravis d'acquérir le livre
comme si nous ravivions leur jeunesse. Avec Guy, qui, en trois phrases, révéla qu'il était marié à la soeur d'un voisin agriculteur distant de 2 km de notre ferme d'adolescence ! Avec la trentaine
d'autres qui emportèrent l'ouvrage, revêtu de la dédicace gémellaire.
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Avec notre soeur, Marie-France, "Nicole" dans le livre (pages 154-155) ,
un de nos plus chalereux et fidèles soutiens à chaque dédicace à laquelle elle peut se joindre. Alors que, pensionnaire dans un juvénat, elle se destinait à la vie religieuse et
devait entrer en 1ère, il lui fut demandé de revenir à la ferme pour remplacer notre mère décédée et épauler notre père. Elle fit preuve d'un don et d'une présence admirables. Quarante-quatre ans
après, nous disons toujours : "Merci, PMF".Voir les autres articles sur l'actualité du livre "au jour le jour"
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Vous avez lu le livre, vous l'avez aimé ou non.
Vous avez vécu vous aussi à la ferme ou gardez des souvenirs d'enfance à la campagne, chez l'oncle,
les grands-parents ou ceux des copains et copines ?
Racontez, polémiquez, débattez
"Rougir d'être paysan" a été publié par les Editions Ouest-France en mars 2008. Il est vendu 15 euros. Trouvez sur le web de l'éditeur les points de vente de votre ville Voir la liste des points de vente...
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